Tout est possible quand on
aime ! A combien plus forte raison quand cet amour prend sa source dans le
cœur même de Dieu !
Au nom
de quoi, aurait-t-on le droit de limiter son amour ? Comme si notre raison pouvait imposer à
Dieu des normes à ne pas franchir !
Dieu
est créateur ! Comment serait-il
restreint dans sa liberté d’aimer et dans quelle
mesure ? Celle de l’étroitesse de
nos cœurs ? Alors que l’amour de
Dieu est sans mesure !
La découverte des dimensions
de l’univers nous invite à imaginer ce
que peut être l’infini…C’est à dire : sans limites !
Aussi,
par amour, Dieu décide de venir parmi les siens, pour se révéler à eux, tel
qu’il est et non pas tel que les humains peuvent se l’imaginer, en projetant
sur lui, leurs propres phantasmes de domination et de servitudes.
Le seul
chemin possible pour l’accueillir sera donc
celui du cœur. A celui qui est
capable d’aimer vraiment, de se donner et même de donner sa vie pour un autre,
celui-là est proche du royaume.
Celui-là
est capable de comprendre que la puissance de l’amour peut être sans mesures.
Celui-là
est proche de comprendre que Dieu qui est amour, puisse venir parmi les siens
pour leur donner sa propre vie.
La foi
ouvre ce chemin. Elle est la réponse à l’amour offert. « Crois-tu
cela ? As-tu la foi ? ».
Demandera sans cesse Notre Seigneur à ceux qui viennent à
lui ! « Crois-tu en l’amour de Dieu pour toi ? »
Faut-il
donc que le cœur humain souffre de ne pas être aimé, de sentir la morsure de sa
pauvreté, pour qu’il puisse enfin ouvrir plus facilement son cœur à cet
amour ? Or ce sont précisément les mal-aimés, les pauvres de cœur,
qui seront les premiers à croire en cet amour !
Tous ceux qui se sentaient
rejetés, en raison de leurs misères physiques ou morales, tous les marginaux
qui ne pouvaient plus sortir de leurs conditions pitoyables, tous ceux que l’on repoussait et que l’on
fuyait comme la peste !
Ceux-là venaient répondre
avec bonheur à l’appel de Jésus :
« Venez à moi, vous tous, qui êtes las et fatigués de la vie et je
vous soulagerai, vous trouverez le repos de vos âmes ! »
Enfin, quelqu’un qui les
aimait, tels qu’ils étaient dans leur pauvreté ! C’est précisément à
tous ces pauvres que Jésus de Nazareth s’adressait :
« Heureux, les pauvres, le royaume est à eux ! ».
Thérèse de l’enfant Jésus
avait trouvé cette même voie royale de la pauvreté spirituelle, qui pend sa
source dans la confiance en l’amour infini de Dieu.
Elle disait qu’elle
paraîtrait devant Dieu, les mains vides, mais son cœur rempli d’espérance et de
confiance en sa divine miséricorde… « Quand même, j’aurais sur la conscience tous les péchés qui peuvent se
commettre, j’irais le cœur brisé de repentir, me jeter dans les bars de Jésus,
car je sais combien il chérit l’enfant prodigue qui revient à
lui ! ». Heureuse Thérèse qui
nous a montré une telle voie !
Cet Esprit de pauvreté est source de vérité, d’humilité et de bonheur. Puisse-t-il toujours nous guider dans notre pastorale d’accueil en l’Eglise Sainte Marie, qui célèbre cette année le quarantième anniversaire de sa fondation ! Une pensée et une prière pour cet anniversaire ! Merci !
Père Maurice Cantor.
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