Dimanche 8 octobre 2006, Le Père Didier
à la Messe de 9 h et le Père Roland à la Messe de 11 h exprimèrent leurs vœux
de bon anniversaire à Mgr Cantor pour ses 85 ans.
Cher Monseigneur et cher Père,
C’est toujours une joie
de pouvoir tous les cinq ans vous souhaiter un peu plus solennellement votre
anniversaire. Cette année nous avons le plaisir de pouvoir le faire pour vos
85 ans ! Dans cinq ans, ce sera vos 90 ans ! Puisse la providence
exaucer notre prière !Votre joie, c’est de pouvoir
célébrer, aujourd’hui cette messe d’action de grâces en la fête de la maternité
de Marie, ce 8 octobre, mois plus clément que le 1er Décembre, jour de votre
anniversaire. Nous sommes heureux de constater que le Seigneur vous a fait
don d’une bonne santé. C’est donc au nom de toute la communauté et de la grande
famille de l’Eglise Sainte Marie que nous vous adressons nos vœux les plus
affectueux pour votre 85 ieme anniversaire par de
très chaleureux et très vifs Applaudissements. Père Roland
*
Merci,
Cher Père, Roland, de vos bons vœux! Oui, je suis heureux de pouvoir célébrer
cette Messe d’action de grâces car, c’est Notre Seigneur, lumière de nos vies,
Dieu fait homme, qui nous rassemble aujourd’hui.
Faire connaître et faire aimer notre Seigneur ! Croire en son amour
et vivre de Lui ! C’est la mission essentielle
qu’il nous a confiée. Mais, chers amis, cela ne peut s’accomplir, sans l’appui
constant d’une communauté comme la vôtre, qui, généreusement, nous apportait
votre fidèle et indispensable soutien à notre action pastorale. et
vous le faites en raison de votre profonde foi chrétienne, de votre fidèle attachement à la
liturgie catholique traditionnelle et à notre accueil pastoral selon l’Esprit
de l’Evangile.
Vous
avez compris que pour aimer Jésus, il fallait le connaître, le rencontrer,
dans la prière, dans la communion, dans la fraternité de nos assemblées liturgiques,
comme celles auxquelles vous participez si fidèlement au cours de l’année,
en union avec toute l’Eglise. C’est le secret de toute union à Dieu par le
Christ Jésus. Je vous en félicite bien vivement. C’est vous, que je veux remercier
en premier avec toute ma gratitude, pour votre présence et votre fidèle soutien.
Que de
souvenirs! Je pourrais évoquer pour ces 85 ans! Comme pour tout le monde,
Joies et peines y sont mêlées. Tout n’a pas été facile. Tant s’en faut et
Vous le savez bien ! La vie n’est pas un fleuve tranquille. Mais les joies
pastorales, furent les plus nombreuses et vous en êtes encore aujourd’hui
les fidèles témoins.
Que de
témoignages de foi chrétienne retrouvée, grâce à l’église Sainte Marie ! Des
milliers de familles chrétiennes furent accueillies ici, depuis 1964, des
milliers d’enfants furent baptisés, catéchisés, ont communiés et ont étés servants et servantes de notre Seigneur aux
messes dominicales pour le service de l’autel. Ils ont grandis, ils se sont
mariés et ils ont des enfants. Combien de pères et de mères de famille, viennent faire baptiser leurs
enfants et nous dire avec plaisir : « j’ai servi au chœur à la Chapelle sainte
Marie ! je ne peux pas l’oublier ! C’est pourquoi
je suis là! »C’est une grande joie pour moi et pour nous de voir cette persévérance dans la foi envers
à notre Seigneur et leur attachement envers notre communauté. Que de
gestes d’amitiés, de dévouement, de fidélité, reçus de vous, en faveur de
l’Eglise Sainte Marie.
Tout
cela reste gravés dans ma mémoire et dans mon cœur et je ne pourrais jamais
les oublier. Elles font, grâce à vous, partie de ma vie et comment ne pas
vous en dire toute ma gratitude et vous adresser mes humbles mais fervents
remerciements.
Je voudrais
associer, à ce jour de fête, un autre anniversaire, celui d’un frère, qui
m’est très cher. Il est venu parmi nous, de l’autre
bout du monde par le mystérieux destin de
Chers
amis, je sais que vous appréciez, tous les membres de notre communauté, ils
sont douze, au service de l’Eglise Sainte Marie, depuis de longues années.
Vous êtes sensibles au climat fraternel, dévoué et spirituel qu’ils témoignent
tous auprès de vous. Et vous avez bien raison. Je ne ferai pas d’éloges personnels.
Ils les méritent tous, tant ils sont dévoués dans leurs taches quotidiennes.
Ils savent combien je les aime tous, pour ce qu’ils sont et pour ce qu’ils
font, tant de fidélité et de dévouement auprès de vous et
dans les différents services de
Et toi, cher Père Jean, mon ami de longue date,
tu sais, combien je suis toujours fidèle au souvenir de ton oncle: Dom Robert
Vion, moine de l’abbaye de Saint Wandrille, où j’ai vécu moi-même de 18 ans à 29 ans avec grand
bonheur. Dom Robert m’a toujours témoigné
une fidèle et précieuse amitié jusqu’à sa mort. C’est un privilège
que je ne peux oublier et qui me lie fraternellement à toi. Tu as eu une vie
pastorale bien remplie, tu as été,
aumônier de lycée, curé de Saint Maclou de Rouen, curé de saint Valery, curé
de Saint Jacques et de Saint Rémy de Dieppe et tu es encore responsable de
la commission diocésaine d’art sacré. Un beau travail au service de l’Eglise
et de l’Evangile et tu es encore en activité à Mont Saint Aignan. Merci, cher
Jean, de ta présence ce matin, comme tu l’étais, il y a cinq ans, pour mes 80 ans. Pour toi, mon fidèle ami et
en souvenir de Dom Robert, je vous demande vos chaleureux applaudissements.
Et c’est
vous, chers amis, fidèles de tant d’années, qui, pour les plus anciens, à
la suite du Père joseph Boulet du Havre et de mes 14 années pastorales à Auppegard,
thil-manneville et colmesnil, de très heureuse mémoire,
de mes 42 ans de présence ici, vous êtes devenus la force vive de notre communauté,
attachée aux vraies valeurs chrétiennes de la foi apostolique et de la liturgie
catholique traditionnelle.
Vous
avez été sensibles à l’accueil et à l’exemple des vrais pasteurs, soucieux
d’annoncer la bonne nouvelle de l’Evangile à leurs fidèles.
C’est
ce souvenir que j’ai gardé du bon Père Arson, curé
de saint François du havre, auquel je servais souvent la messe quand j’étais
tout jeune, de l’abbé Émile Blandin, son dévoué vicaire
et de tant d’autres prêtres que j’ai connus
et que je tenais en grande estime et qui m’ont fait tant de bien. Je ne puis
les énumérer tous. Mais, j’en garde un très bon et fidèle souvenir. C’étaient
de vrais pasteurs d’âmes auxquels je dois beaucoup.
Jamais
ils n’auraient fermé leur porte à une souffrance humaine ou spirituelle de
leurs paroissiens : Ils savaient:
«Qu’une église qui ne prend pas le chemin de la détresse et
de la souffrance des hommes, ne pourra jamais trouver le chemin de leur cœur,
l’endroit secret où peut être accueillie la bonne nouvelle de
l’ Evangile» comme l’a si bien exprimé notre ami, Mgr Jacques Gaillot qui
est avec nous, ce matin, par la pensée et l’amitié. Son action pastorale,
ses interventions très courageuses et permanentes sur le plan international
et national, au nom de l’Evangile, envers tous les exclus de toute sorte,
les sans-logis, son accueil fraternel
de notre site internet dans son diocèse de Partenia,
ainsi que le souvenir des prêtres que j’ai évoqué tout à l’heure, sans oublier
notre cher et admirable abbé Pierre, ne croyez vous pas qu’ils méritent tous,
vos très chaleureux applaudissements!
Sachez
que j’ai été très heureux de vivre ma vocation sacerdotale au service de l’Eglise
et de l’Evangile au milieu de vous. Je
remercie Dieu de m’avoir donné la grâce d’exister, de le servir et d’avoir
vécu de sa lumière et de son infinie
miséricorde.
Vous
connaissez le principe de notre pratique pastorale, il
est tout simple: Nous nous posons cette simple question: Que ferait
Notre Seigneur à notre place? Quelles seraient ses décisions, son accueil,
sa compassion, sa miséricorde?
Vous
connaissez la réponse! il suffit de lire l’Evangile
et de nous efforcer de faire de même. c’est le fondement
de notre pastorale.
Il y
a une autre vérité essentielle à laquelle je tiens beaucoup et qui très importante.
Jésus nous a rappelé que Dieu est notre Père, qu’il nous a envoyé son fils
unique pour nous révéler son amour. Quoi de plus enrichissant que de vivre
de cette certitude!
Quelle
paix et quelle joie intérieure cela nous donne! Mais, pour cela, il faut absolument retrouver la simplicité et la confiance de l’enfant
pour entrer dans le royaume, comme l’a expressément rappelé Notre Seigneur
a dit : «Père, je te rends grâce et je te bénis d’avoir révélé cela aux humbles
et aux petits et de l’avoir caché aux sages et aux orgueilleux! ». Puissions-nous
nous souvenir, à l’exemple de tous
les saints, que la sagesse de Dieu n'est pas celle du monde.
C’est
Seuls
les saints, habités par la présence de Dieu, peuvent parler ainsi de leur
pauvreté. Ils vivent dans la vérité et c’est tout le contraire de la suffisance!
Cette
pauvreté spirituelle est le signe éclatant de la présence de Dieu, manifestée
pour nous dans le monde, en Jésus Christ, dans la pauvreté de la crèche de
Noël, dans la pauvreté apparente de Notre Seigneur, présent dans l’Eucharistie,
pain de vie, nourriture de nos âmes. Pauvreté de la mort de Jésus, crucifié
et humilié par sa douloureuse passion, témoin de son amour pour nous.
Pauvreté dans son absence, pour mieux respecter
notre liberté et ne pas s'imposer à nous. Pauvreté du cœur, qui fera dire à Notre Seigneur:
«Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, je suis venu pour servir
et non pour être servi, je suis venu pour sauver et non pour condamner!»
Comment
ne pas être attiré par la personne même de Jésus quand on la connaît bien
et qu’elle nous est devenue familière? Saint Paul, parlant de Jésus, ira jusqu’à
dire: «Il nous a aimés jusqu’à la folie!»
Admirable
témoignage d’un amour absolu et divin ! Comment
ne pas remercier Dieu de la grâce qu’il nous a fait de le connaître et de
l’aimer! C’est le sens de cette messe d’action de grâces pour tant d’amour
reçu!
C’est Jésus qui nous donne la force de vivre dans
le monde d’aujourd’hui.
Mais,
que de changements depuis 85 ans !
Quelle
évolution ! Un monde qui est de plus en plus ouvert aux techniques les plus
modernes, sans cesse en progrès, mais un monde de plus en plus dure, difficile,
incertain, cruel et voir même inquiétant de nos jours.
De quoi demain sera-t-il fait? Comment ne pas nous poser ces questions, pensant à nos jeunes ? Nul ne le sait !
Mais
ce que je sais, c’est que les repères indispensables
pour vivre le vrai sens de notre vie, c’est Jésus, qui nous les donne, lui
qui éclaire tout homme venant dans le monde. Il est le chemin la vérité et
la vie! Faisons-lui confiance! Jésus
est la force tranquille de notre foi. «Je sais en qui j’ai mi ma confiance»,
dira St Paul! Nous aussi le savons ! Nous sommes ici pour vivre notre foi
au Christ Jésus et proclamer notre action de grâces.
Chers amis, je ne vous ai pas fait
un sermon. je vous ai confié, ce qui au soir de ma vie, demeure ma joie et mon
humble et fidèle attachement au Christ Jésus et que je suis heureux d’avoir
pu partager avec vous.
Un jour, je le sais, nous aurons l’immense bonheur
de le voir et de prendre enfin conscience de la démesure de l’amour dont il
nous a comblé. Nous serons en Lui pour
toujours dans la plénitude de Sa vie. Nous pourrons alors découvrir les mystères de notre monde et de
notre univers. Dieu seul en a le secret et nous en connaîtrons toutes les raisons qu’il a conçues
dans son infinie sagesse.
Aujourd’hui,
la réponse de notre foi est capitale car, elle est salvatrice. Si elle
est la preuve de notre pauvreté, elle est aussi celle de notre total attachement
au Père des miséricordes qui a mis tout son amour dans nos cœurs, comme l'a
si bien dit l'apôtre Saint Paul !
Merci,
chers et fidèles amis de votre présence et de votre chaleureuse amitié en
ce jour de fête pour cette messe d’action de grâces, Vous avez été le vrai
bonheur de ma vie. C’est un précieux souvenir que j’emporte dans mon cœur
et c’est avec toute ma gratitude, que je vous dis de tout cœur : Merci !
Mgr Maurice Cantor